L’analyse marketing et stratégique s’est longtemps construite sur une posture de lucidité froide : voir ce que les autres refusaient de voir, tirer des conclusions sans états d’âme, ignorer les conséquences. L’efficacité comptait plus que la responsabilité. Mais ce modèle atteint ses limites. À l’ère des algorithmes opaques, des données instrumentalisées et du brouillage informationnel, l’éthique n’est plus un luxe moral. C’est une compétence technique. Un critère de qualité. Et, de plus en plus, un avantage stratégique. [...]